En juin dernier, Mme le maire de Beaumont Sur Oise, Nathalie Groux, faisait voter par sa majorité municipale la « protection fonctionnelle » afin de faire financer par la ville une énième plainte contre Xavier Renou, Président de l’association Beaumont En Commun

une dixième plainte de la mairie contre Xavier Renou… aux frais du contribuable !

Août 2018. « A ce jour, je n’ai toujours pas été informé d’une dixième plainte de la mairie contre moi. Mais je suis serein : les neuf précédentes ont toutes été classées sans suite ! », explique Xavier Renou. Le Président de l’association Beaumont En Commun a en effet été au coeur des débats lors du Conseil Municipal de juin dernier.

Ce Conseil Municipal était sous haute surveillance : succédant à un Conseil Municipal annulé en mai, il aurait dû être celui de la vente de la Résidence de la Forêt de Carnelle. Nathalie Groux, comme l’avait révélé Beaumont En Commun (cf. notre page Facebook), a décidé de longue date de vendre nos anciens, et leur maison de retraite, à un groupe immobilier. N’hésitant pas à passer en force, Nathalie Groux s’était déjà autoproclamée présidente de l’association de la Résidence de la Forêt de Carnelle, qui en assure la gestion au nom des résidents et de leurs familles. Elle avait ainsi pu décider pour ainsi dire seule de licencier le directeur et de privatiser la gestion de la Résidence, sans raison convaincante (avouable ?). Cette belle mécanique impitoyable prévoyait ensuite l’éviction d’une partie des résidents, orientés vers des EHPAD aux conditions d’accueil sordides, la vente du bâtiment à un groupe immobilier, et vraisemblablement la construction d’immeubles de rapport dans le parc de la Résidence, en plus d’une augmentation considérable du prix d’hébergement des personnes âgées dans la Résidence devenue « à but lucratif ».

Seulement, pour vendre le bâtiment, il lui fallait impérativement un vote en Conseil Municipal. Et Beaumont En Commun fut le grain de sable qui grippa la mécanique…

Nous avons en effet alerté la population dès le scandale connu de nous, au travers d’affiches apposées dans toute la ville, d’une pétition lancée sur Internet et dans les rues de Beaumont, et d’un long article dans notre journal gratuit le Petit insoumis. Résultat, une forte mobilisation des Beaumontois au Conseil Municipal de juin pour empêcher tout vote en faveur de la vente de la Résidence…

Finalement, le vote n’eut pas lieu. Nathalie Groux préféra sans doute jouer la prudence, et reporter celui-ci. Mais sa vengeance fut immédiate. Nous avions contrarié son plan, elle se devait de nous punir. Elle fit donc voter le principe d’une dixième plainte contre Xavier Renou, aux frais du budget de la commune (« protection fonctionnelle ») et cette fois, pour diffamation. Il s’agissait d’attaquer le Président de notre association sur les propos tenus par notre association suite aux plaintes déposées par deux anciennes animatrices jeunesse de la ville évincées brutalement et sans explication alors qu’elles étaient parmi les mieux notées par leurs supérieurs hiérarchiques.

Des discriminations à la mairie ?

De nombreux parents s’en étaient émus, à la fin de l’été dernier : une grosse partie du personnel d’encadrement et d’animation des centres de loisir et du temps périscolaire avaient perdu leur emploi brutalement : une simple lettre de Mme Le Maire les avaient informés que leurs contrats ne seraient pas renouvelés. Sans explication, ni remerciement pour les années de bons et loyaux services. Un licenciement déguisé, donc, qui avait provoqué la mobilisation de parents et finalement contraint Nathalie Groux à avancer une explication… budgétaire. C’est vrai, les temps sont durs pour les collectivités locales, progressivement étranglées par les baisses de dotations publiques votées notamment par les amis politiques de Mme Le Maire. Sauf que bizarrement, un nombre presque équivalent de nouveaux agents fut embauché immédiatement après, aux mêmes postes. Et avec les mêmes contrats précaires, toujours disponibles donc à Pôle Emploi.

Deux ex-agentes ont demandé la vérité et porté plainte pour discrimination. Si la plainte n’est pas classée sans suite (il n’est pas si facile de s’en prendre à un maire, et la Justice n’est pas toujours si impartiale qu’on le voudrait), la Justice aura à répondre à une série de questions : Pourquoi ces personnels ont-ils été maintenus dans la précarité pendant des années alors que leurs contrats exigeaient formations et perspectives d’insertion professionnelle ? Pourquoi les avoir brutalement privés d’emploi, alors que non seulement les parents et les enfants étaient très satisfaits de leur travail, et que leurs supérieurs directs les considéraient comme d’excellents éléments, comme en témoignent leurs évaluations administratives ? Pourquoi d’ailleurs les agents n’avaient-ils pas reçu copie de leurs évaluations ? Quand les deux femmes se rendirent en mairie pour demander leurs dossiers, on prétexta des contraintes de travail pour leur demander de revenir 4 jours plus tard. Entre-temps, les portes furent verrouillées, et leurs dossiers administratifs, vidés de leurs évaluations… Des gendarmes furent d’ailleurs envoyés pour accueillir les deux femmes et deux militants de Beaumont en commun qui les accompagnaient. Il fallut que Xavier Renou et un camarade insoumis s’enchaînent dans le hall de la mairie pour qu’enfin les évaluations nous soient remises. Excellentes, comme attendu.

Pourquoi avoir évincé la majeure partie d’une équipe de qualité et menti aux parents sur la raison de ce licenciement déguisé ? On se perd en conjectures. S’agissait-il d’éviter de devoir passer en CDI des agents dont la précarité permettait d’user et d’abuser à volonté ? Ou pire, d’écarter des gens coupables d’appartenir, aux yeux de la mairie, à une autre « communauté » que la sienne ? Ou d’habiter les quartiers populaires de Beaumont ? C’est pour avoir posé toutes ces questions dans notre journal Le Petit Insoumis que Xavier Renou, son directeur de publication, se trouve visé par la vindicte de Nathalie Groux. « Elle croit pouvoir intimider les militants de Beaumont En Commun comme elle a réussi à le faire pendant de longs mois avec des élus de l’opposition. Mais avec nous cela ne marchera pas. Toutes les autres plaintes initiées par Nathalie Groux ont fini à la poubelle. Si celle-ci ne finit pas de la même façon, elle permettra peut-être d’y voir plus clair dans ce que nous percevons comme des dérives probables de l’actuelle municipalité », conclue Xavier Renou.

Xavier Renou et l’équipe de Beaumont En Commun

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